army spot, à la vie, à la mort...Kharkov 1942

L’absence

N ’être qu’un souvenir et passer quelquefois.

De douce mélancolie teinter le bref émoi,

la pensée d’un moment née d’une image, d’une ombre,

D’un de ces petits riens qui font la vie plus sombre

Et fondre à nouveau comme on meurt au baiser

De celle que l’on aime et que l’on doit quitter

Yan P Tramt   Art à ciel ouvert


Vous dites «c'est n'importe quoi » ,
« Il a perdu la tête » Le handicap de l 'âge
c'est ce que vous pensez ?

Libre à vous de le croire.

Mais cessez votre persiflage
mon oreille est un coquillage..

Il fut un temps où elle ne me servait
qu'à écouter tout et n'importe quoi,
malgré ma vigilance: radio, télé, les gens autour de moi..

Je ne vous parle pas du bavardage de ma chérie
dont la voix me ravit,
ni des chamailles d' enfants
qu'au fond je sais normal,
même si quand même je râle,
Pas non plus du "bonjour" et du "le temps est doux"
ou "il va pleuvoir demain", non cela est important,
Moins que votre sourire mais, si l'un va avec l'autre
je ne veux m'en passer. .


Je ne crains pas non plus
les milles bruits de la rue
quand une vitre l'atténue.
Il faut bien se mouvoir.
Le moustique lui-même la nuit
fait une douce musique
avant de trépasser.
(Faut pas exagérer). .

Pire que le précité il y a la télé.
Ouf! j'ai la moustiquaire,

elle n'entre pas chez moi.
Déjà je gagne ça en temps de vivre
De respirer par mes propres moyens,
sans assistance, si, si c'est possible.
Vous pouvez essayer, mais c'est vous qui voyez.

La radio c'était bien, décorative et tout...
Elle s'est mise à parler et, du coup, je l'ai viré,
"Tu m'as vu comme je suis beau"
"J'ai du nouveau, dans 1 an j'aurai le même nouveau
et je te reviendrai, tu me reconnaitras je n'aurai pas changé".
Quand par erreur je l'ouvre
je n'entends rien qui vaille.
Pas de quoi s'enrichir,
et les faits quotidiens font penser
au pain des boulangers
(j'ai pas dit boulangères)
plein de croûtes et sans air. .

Aurez vous la joie un jour
d'avoir l'oreille coquillage ?
il suffira de vous allonger ou
même pas, juste un peu d'attention,
les vagues, le clac clic
des galets l'un sur l'autre,
le cri des oiseaux de mer,
même le vent quand le temps est doux
et qu'il est votre ami.
Alors vous oubliez l'exceptionnel,
l'affaire du jour, la nouvelle femme de la situation,
ou celui qui sait qu'il sait
et que vous non.
Laissez donc ces imbéciles
qui vous dise "mon canard, je te gave, je te gave".
ces feux follets, ces paillettes
Ceux qui ne parle qu’avec oreillettes

Laissez ce bruit Qui veille
Vous prend pour cible
Et vous empêche d’entendre votre oreille
Allez ! essayez ! vous verrez
et puis c'est pas irréversible
vous pourrez toujours y retourner

Chut….


Elle ne vous parle pas? moi ce serait une grâce ?
Un don ou bien…
l’approche du grand âge ?
C'est sûr ? vous n'entendez rien ?
Vous dites ça pour me faire de la peine ?
Ou pour faire comme l'autre
Ah! le bon apôtre
qui dit c'est l'ACOUPHENE…

Yan P Tramt   Art à ciel ouvert

décembre 2008

La radio est éteinte

depuis le triste jour

Où un peuple imbécile

A choisit le pire

en pensant au meilleur

Rien ne sert du passé

Sans cesse et à jamais

On se laisse berner

par de belles paroles

ce monde est politique

Et si riche d’escrocs

De femmes trompeuses ,

d’hommes faux

Rien ne leur tient à cœur

Que le siège où ils assoient leurs culs

De faux jetons, de profi-tueurs

L’ouvrier rêve parfois à la retraite

Pour pouvoir se calmer

et panser ses blessures

ces gens là n’en veulent pas

de retraite, j’entends,

si on les laissaient faire

On aurait aux assemblées

des vieux très vieux

avec leurs infirmières,

leurs soigneurs,

leur ramasseurs de merde,

Rien ne pourraient les arrêter

il faudrait les abattre

Je serai même d’avis

d’une grande fosse commune

pour ces gens-là

qu’ils puissent encore et encore

Discuter le bout de gras, s’envoyer des pets,

se mélanger enfin sans souci de couleurs.

Comme ils vont s’ennuyer chacun de leur côté

Vite vite oublié, ça doit être le pire pour ces gens

Dont le métier est de se maintenir en place,

Et que l’on parle d’eux, sans cesse et sans relache,

Cabotins d’une scène où ils laissent mourir

Tant que ça ne nuit pas à leur petit butin

Laissez moi donc cracher ma haine de ces gens

Qui se moquent de vous et dont vous êtes dupes.

( à suivre...) (retour)