Yan P Tramt   Art à ciel ouvert

Si vous saviez ce que je ressens de vivre chez vous, 
de ne plus me sentir chez moi dans ce pays qui m'a vu naître...

décembre 2008

Présent du verbe aimer

Je suis vanné, vidé,
mais tout va bien,
je crois…
confusément
je le sens.
C’est bien un truc à moi
de n’être sûr de rien.

J’ai oublié demain et ses incertitudes,

Le passé, ses envies, même mes solitudes,
Et Les battements fous d’un cœur épris d’envols
Qui vous font en fracas s’écraser sur le sol.

le futur est menteur et se rit des promesses
Vous avais-je écrit, sans la délicatesse
Que mérite ce temps.
que serait aujourd’hui, sans l’espoir de demain,
même si ce demain sera notre présent.
Mais faites attention, Jamais pris, pas atteint
faute de ces moyens Que l’art seul peut s’offrir,
Pour faire son cinéma, et c’est rien de le dire,
il n’en faut rien attendre. Contrairement au présent
le futur vous ment,

Le présent est un maître patient et difficile.
il n’a pas, des rêves du futur,
de la nostalgie du passé,
Les charmes que leur prêtent, Et c’est un peu facile
les poètes de gare, Qui rêve de départ
« Demain c’est sûr »
« près d’elle je partirai »
« Quand je la reverrai »
« je lui dirai tu sais »
« je n’ai pas su te dire »
« je n’ai pas pu écrire »
voilà que je m’égare
revenons au sujet:
présent du verbe aimer:
Je t’aime.

Je peux dire j’ai aimé, un passé composé,
Et j’ai mes souvenirs nichés dans ma mémoire
que je ressortirai quand je serai très vieux,
mais vous avez connu et cela j’en suis sûr
un geste, un sourire, une allure,
Le choc de deux jambes, d’un pied
Ou d’un sourire ….
qui d’un coup, d’un clin d’œil vous a tourneboulé.
C’était bien du présent, même s’il est passé.

Croyez donc au présent, aujourd’hui, maintenant
N’attendez pas de mains pour faire que ce soit mieux
Demain est un menteur, hier est bien trop vieux
Et ne sait plus bouger. je t’aime, aimons, aimez,
Faites comme il vous plait
Et qu’importe le temps Moi je réponds « présent »

yan

La radio est éteinte

depuis le triste jour

Où un peuple imbécile

A choisit le pire

en pensant au meilleur

Rien ne sert du passé

Sans cesse et à jamais

On se laisse berner

par de belles paroles

ce monde est politique

Et si riche d’escrocs

De femmes trompeuses ,

d’hommes faux

Rien ne leur tient à cœur

Que le siège où ils assoient leurs culs

De faux jetons, de profi-tueurs

L’ouvrier rêve parfois à la retraite

Pour pouvoir se calmer

et panser ses blessures

ces gens là n’en veulent pas

de retraite, j’entends,

si on les laissaient faire

On aurait aux assemblées

des vieux très vieux

avec leurs infirmières,

leurs soigneurs,

leur ramasseurs de merde,

Rien ne pourraient les arrêter

il faudrait les abattre

Je serai même d’avis

d’une grande fosse commune

pour ces gens-là

qu’ils puissent encore et encore

Discuter le bout de gras, s’envoyer des pets,

se mélanger enfin sans souci de couleurs.

Comme ils vont s’ennuyer chacun de leur côté

Vite vite oublié, ça doit être le pire pour ces gens

Dont le métier est de se maintenir en place,

Et que l’on parle d’eux, sans cesse et sans relache,

Cabotins d’une scène où ils laissent mourir

Tant que ça ne nuit pas à leur petit butin

Laissez moi donc cracher ma haine de ces gens

Qui se moquent de vous et dont vous êtes dupes.

yan





Sommes-nous chien ou loup,

Corde au cou ou envol,

esclave sous le joug

Et tendant mains et col

Pour qu’on nous emprisonne ?


Il est des maîtres

Qui, Pour cent tristes raisons,

De l’ épouse, de la maitresse

Referment la prison.

Tristes sires d’un royaume sans reine

ne choisissant personne,

Sans souci des détresses

ils empêchent l’essor,

Et font leur coupe pleine

de deux vies de misère,

de deux moitié de verre,

un mélange médiocre,

un peu de rouge et d’ocre

Moitié sang, moitié or

Qui sied à leur bien être.
mars 2009 france ...à suivre.