
décembre 2008
Je suis vanné, vidé,
mais tout va bien,
je crois…
confusément
je le sens.
C’est bien un truc à moi
de n’être sûr de rien.
J’ai oublié demain et ses incertitudes,
Le passé, ses envies, même mes solitudes,
Et Les battements fous d’un cœur épris d’envols
Qui vous font en fracas s’écraser sur le sol.
le futur est menteur et se rit des promesses
Vous avais-je écrit, sans la délicatesse
Que mérite ce temps.
que serait aujourd’hui, sans l’espoir de demain,
même si ce demain sera notre présent.
Mais faites attention, Jamais pris, pas atteint
faute de ces moyens Que l’art seul peut s’offrir,
Pour faire son cinéma, et c’est rien de le dire,
il n’en faut rien attendre. Contrairement au présent
le futur vous ment,
Le présent est un maître patient et difficile.
il n’a pas, des rêves du futur,
de la nostalgie du passé,
Les charmes que leur prêtent, Et c’est un peu facile
les poètes de gare, Qui rêve de départ
« Demain c’est sûr »
« près d’elle je partirai »
« Quand je la reverrai »
« je lui dirai tu sais »
« je n’ai pas su te dire »
« je n’ai pas pu écrire »
voilà que je m’égare
revenons au sujet:
présent du verbe aimer:
Je t’aime.
Je peux dire j’ai aimé, un passé composé,
Et j’ai mes souvenirs nichés dans ma mémoire
que je ressortirai quand je serai très vieux,
mais vous avez connu et cela j’en suis sûr
un geste, un sourire, une allure,
Le choc de deux jambes, d’un pied
Ou d’un sourire ….
qui d’un coup, d’un clin d’œil vous a tourneboulé.
C’était bien du présent, même s’il est passé.
Croyez donc au présent, aujourd’hui, maintenant
N’attendez pas de mains pour faire que ce soit mieux
Demain est un menteur, hier est bien trop vieux
Et ne sait plus bouger. je t’aime, aimons, aimez,
Faites comme il vous plait
Et qu’importe le temps Moi je réponds « présent »
yan
La radio est éteinte
depuis le triste jour
Où un peuple imbécile
A choisit le pire
en pensant au meilleur
Rien ne sert du passé
Sans cesse et à jamais
On se laisse berner
par de belles paroles
ce monde est politique
Et si riche d’escrocs
De femmes trompeuses ,
d’hommes faux
Rien ne leur tient à cœur
Que le siège où ils assoient leurs culs
De faux jetons, de profi-tueurs
L’ouvrier rêve parfois à la retraite
Pour pouvoir se calmer
et panser ses blessures
ces gens là n’en veulent pas
de retraite, j’entends,
si on les laissaient faire
On aurait aux assemblées
des vieux très vieux
avec leurs infirmières,
leurs soigneurs,
leur ramasseurs de merde,
Rien ne pourraient les arrêter
il faudrait les abattre
Je serai même d’avis
d’une grande fosse commune
pour ces gens-là
qu’ils puissent encore et encore
Discuter le bout de gras, s’envoyer des pets,
se mélanger enfin sans souci de couleurs.
Comme ils vont s’ennuyer chacun de leur côté
Vite vite oublié, ça doit être le pire pour ces gens
Dont le métier est de se maintenir en place,
Et que l’on parle d’eux, sans cesse et sans relache,
Cabotins d’une scène où ils laissent mourir
Tant que ça ne nuit pas à leur petit butin
Laissez moi donc cracher ma haine de ces gens
Qui se moquent de vous et dont vous êtes dupes.
yan
Sommes-nous chien ou loup,
Corde au cou ou envol,
esclave sous le joug
Et tendant mains et col
Pour qu’on nous emprisonne ?
Il est des maîtres
Qui, Pour cent tristes raisons,
De l’ épouse, de la maitresse
Referment la prison.
Tristes sires d’un royaume sans reine
ne choisissant personne,
Sans souci des détresses
ils empêchent l’essor,
Et font leur coupe pleine
de deux vies de misère,
de deux moitié de verre,
un mélange médiocre,
un peu de rouge et d’ocre
Moitié sang, moitié or
Qui sied à leur bien être.
mars 2009 france
...à suivre.